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23.02.2017

Des agents d’intelligence artificielle plus doués que nous ?

En 1950, reproduire le cerveau humain relève du rêve. En 2016, le Deep Learning crée l’effervescence : les machines savent tout et apprennent toutes seules. Où est le bouton stop ? Une start-up nous déstresse…

Difficile de l’ignorer encore, nous évoluons désormais dans un monde régi par des données. En 2016, les ‘Data’ deviennent de plus en plus ‘Big’ et nous assistons à une véritable explosion des capacités en intelligence artificielle. Les ‘majors’ - Google, Facebook, Amazon, Apple… - sont unanimes pour dire que le futur est dans ces fameuses data. S’engage depuis 2000 et plus particulièrement en 2016, une réelle course à l’acquisition de connaissances dans le domaine. Pour preuve, les sommes colossales qui y sont investies.
Résultats ? Des systèmes qui rivalisent de précision avec l’humain dans leurs capacités à détecter images et textes, des moteurs en ligne qui apprennent à maîtriser les nuances linguistiques, des smart cities qui gèrent leurs parkings et leurs bulles à verre en mode entièrement automatisé, des objets connectés qui savent où vous vivez, où vous travaillez, où vous devez vous rendre et à quelle heure, comment vous vous comportez au volant en pleine circulation, mais aussi ce qu’il reste dans votre frigo, quelle température il fait chez vous …

C’est une course à l’acquisition de données qui s’enclenche, données censées devenir des sources d’entrainement pour les agents artificiels, mais conjointement, c’est aussi une course au développement d’algorithmes (Deep Learning) qui s’engage. La bataille peut sembler à première vue inégale entre des géants aux moyens démesurés (tel Google qui, fort de ses données et de son infrastructure, peut publier sa recherche sans pour autant perdre son avantage concurrentiel) et des start-up agiles aux moyens plus modestes, tel OpenAI qui tente de casser le monopole des détenteurs de data manquant d’’expertise en deep learning)… C’est que les progrès réalisés par les premiers, disponibles en partie en open source, peuvent servir aux seconds, et de ce fait, rééquilibrer les forces et faire avancer le domaine via la communauté. 

Un cultivateur sachant cultiver mais aussi innover

Nous ne sommes encore qu’à l’aube de cette révolution et les entreprises qui veulent suivre le mouvement doivent rester compétitives. Non seulement, il s’agit de savoir comment faire et qu’inventer mais il faut aussi et surtout être rapides : si nous ne figurons pas parmi les premiers, nous devons nous préparer à perdre beaucoup dans la bataille. En 2016, l’aventure d’un cultivateur de concombres converti en fournisseur d’outil d’intelligence artificielle délivrant une catégorisation automatique poussée des légumes avant leur distribution sur le marché  -utile à tout le secteur - est un récit plausible ! Qui l’aurait imaginé il y a quelques dizaines d’années ? En 2014, The Wired publiait qu’il faudrait encore 10 ans avant de battre l’homme au jeu de go, ce divertissement chinois d’une richesse inépuisable et d’une grande subtilité. Un peu plus d’un an plus tard, c’était chose faite avec l’algorithme AlphaGo développé par DeepMind.

Plus capable d’absorber toute l’actualité ? Pas grave, il y a des robots qui lisent le journal

En 2012, Kevin Françoisse et 2 chercheurs universitaires fondent Sagacify ; start-up qui traite sur son infrastructure plus de deux millions de documents par jour et se destine à l’automatisation du travail intellectuel. Pour ce faire, Sagacify propose à ses clients B2B des solutions d’intelligence artificielle pour le traitement de données non structurées (texte et images) disponibles sous forme de micro-services à acheter par blocs et dont le coût, réparti ainsi entre plusieurs entreprises, devient plus accessible. Kevin Françoisse :

« L’homme est dépassé par la multitude d’infos, il ne peut de toute façon plus suivre, n’a pas le temps d’absorber les données devenues trop massives. Si la machine subtilise des emplois, elle en crée d’autres à plus grande valeur ajoutée et ne constitue toujours qu’une partie d’un processus complet et plus efficace. Notre leitmotiv : organiser une saine collaboration homme/machine en créant des équipes mixtes faites de robots et d’humains, et en confiant aux premiers l’exécution tandis que les seconds s’adonneront aux analyses plus fines et aux conclusions. »

Sagacify a une démarche de niche, elle se spécialise dans le développement de robots qui puissent analyser les données non structurées, comme les textes et les images, chose encore impossible hier.

« Il ‘suffit’ de fournir à l’agent d’intelligence artificielle les documents à scanner, de définir le sujet et les éléments recherchés et très vite, il se met débiter les personnes référencées, les relations entre parties, les investissements, les tendances, les projets…» , détaille le responsable de la start-up.

Les gains s’expriment en temps, en réactivité, donc en efficacité, en rentabilité, en agilité. Et le champ d’application des données exploitables s’élargit jour après jour…

Il faudrait quasi avoir le client avant le produit

Les entreprises qui comprennent les enjeux ne se permettront pas d’attendre lon

gtemps le feedback client et ne s’offriront pas le luxe de répondre à un problème qui n’existe pas sur le marché. En d’autres termes, pour s’assurer de correspondre aux besoins, elles cherchent à nouer des partenariats en intégrant les clients dans une approche de co-création. En 2016, le timing est primordial.

« Promettre d’améliorer un outil de credit scoring via des données élargies à des éléments extérieurs comme la presse n’a de sens que si nous disposons des données : dans ce cas-ci, il nous faut un recul de deux ans avant que cela commence à porter, ce qui nécessite d’avoir capté toutes les news sur le net entre 2013 et 2015. Les résultats ne seront perceptibles qu’un an plus tard, à ce moment seulement, nous pouvons affiner la relevance de nos signaux. De même, nous ne pourrons détecter les causes de défaut de remboursement qu’à la condition que nous disposions suffisamment de dossiers de crédit à problèmes. Si les données sont le nouvel or de cette nouvelle économie, le timing est le second élément de l’équation : notre cultivateur de concombres peut développer un business d’autant plus juteux qu’il est le premier à fournir à ses pairs son outil de catégorisation des aliments » , illustre le responsable de Sagacify.

Apprentissage de la machine ? Automatisé, bien-sûr !

Le plus spectaculaire, et peut-être aussi le plus inquiétant, est que nous ne devons même plus nous donner la peine d’enseigner à nos machines comment nous procédons, pour peu qu’on leur fournisse les données. Elles lisent toutes seules toute la masse de documents qu’il nous est de toute façon devenu impossible de parcourir nous-mêmes vu leur évolution exponentielle. Pour les véhicules entièrement automatisés, c’est pareil. Les statistiques montrent des résultats qui vont dans leur sens, les voitures connectées commettent un nombre inférieur d’accidents. Comment est-ce possible ? C’est très simple, les machines copient à notre insu nos comportements, savent que nous stoppons devant un feu rouge, etc. Inutile de leur fournir des règles, elles les déduisent toutes seules et les enregistrent. En bref, les qualités des outils que nous développons aujourd’hui sont très proches des facultés humaines. Et il n’est pas certain que nous maîtrisions encore quoi que ce soit…

« Il devient difficile de distinguer des textes gérés par l’humain de ceux traités par des robots. Les systèmes de traductions ont appris à gérer les langues en ‘maniant’ des tonnes de documents alignant les langues côte à côte. Peu de nuances leur échappent encore, en termes de contenu » , soutient Kevin Françoisse (1).

Pour qu’un robot puisse lire avec intelligence la presse du jour, son attention sera orientée sur la détection de plusieurs paramètres utiles. Sa mission consistera à fournir un rapport détaillé à l’équipe qui se chargera d’en tirer les conclusions.

Dans le domaine des soins de santé, il s’avère à présent que les agents d’intelligence artificielle sont parfaitement capables de détecter des objets sur une image médicale et donc tout à fait compétents pour faire la distinction entre, par exemple, une rétine saine et une rétine atteinte du diabète rétinien (2). Ils seraient donc prêts à se substituer aux plus grands spécialistes, des médecins très réputés et souvent coûteux, dont l’agenda est particulièrement chargé. Plus tard, s’ils parviennent à reproduire l’analyse des humains, ils performent davantage en affinant par l’expérience la précision de leurs diagnostics et contribuent ainsi à la démocratisation de la discipline. Ce qui est heureux, surtout lorsque cela touche à la santé.

Replacer l’entreprise dans son environnement économique

A priori, un modèle de credit scoring n’évoque rien de bien neuf. Sauf qu’à présent, l’outil de machine learning ne se contente plus de scanner des données bilantaires mais accroît la pertinence des signaux d’alerte par l’analyse de patterns relationnels et transactionnels entre entreprises, susceptibles in fine de prédire avec plus de finesse la capacité du client à rembourser son crédit. Sagacify propose également à celui-ci d’aller écouter ce qui se dit sur les réseaux sociaux et dans la presse. L’interprétation robotisée de la dimension relationnelle livre en effet des renseignements stratégiques supérieurs. On constate que ces indicateurs supplémentaires génèrent de la valeur en induisant une idée positive ou négative des capacités de remboursement, ainsi qu’une meilleure connaissance de l’activité réelle et actuelle de l’entreprise.

« Nous avons pu le tester avec Sagacify : tout comme l’on peut déduire qu’une personne physique qui, pour prendre un exemple caricatural, joue son argent chez Ladbrokes, fait ses courses chez un discounter et rembourse un huissier aura plus de soucis de remboursement que quelqu’un qui fait son shopping chez un grand couturier et achète des billets d’opéra, il existe également des patterns transactionnels extra-bilantaires pour les entreprises. Et ceux-ci vont être corrélés au risque de défaut de paiement. Ce type de data renferme donc de la valeur pour nous. Les ‘Datagraphs’, ces grands modèles qui permettent de relier l’entreprise avec les autres organisations forment un énorme réseau connecté. Et l’on observe effectivement que si l’une tombe en défaut de paiement, elle propagera  le risque autour d’elle, clients, fournisseurs, filiales etc… seront impactés par cet effet domino » 

, confirme Jean-François Vanderschrick, Head of Marketing Analytics & Research chez BNP Paribas Fortis qui sourit :

« L’analyse des sentiments fait désormais partie du vocabulaire professionnel, scanner ce qui se dit sur les réseaux à propos d’une entreprise peut être riche ; ont-ils l’air de dire que cela se passe bien ou non ? »

Le module d’analyse de la presse de Sagacify apporte aussi de précieuses informations pour les commerciaux de la banque.

« Une entreprise moyenne qui conclut un deal avec un japonais ne fera pas la une des journaux. Par contre, le robot qui scanne le contenu de tous les supports, y compris ceux de niche, relèvera cette donnée qui pourra être poussée vers nos commerciaux… » ajoute le responsable de BNP Paribas Fortis.

  1. http://www.nytimes.com/2016/12/14/magazine/the-great-ai-awakening.html
  2. https://research.google.com/teams/brain/healthcare/
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22.10.2021

Qui va redéfinir l’avenir et succéder à I-care en tant qu’Entreprise de l’Année 2021 ?

C’est le 15 février prochain* que seront annoncés les grands gagnants de ces prestigieuses récompenses : l’Entreprise de l’Année et la Scale-up de l’Année. Inscrivez-vous pour assister à la cérémonie.

Cette année encore, « L’Entreprise de l’Année » est organisée par EY en collaboration avec L’Echo et BNP Paribas Fortis. Inscrivez-vous dès aujourd’hui pour ne pas manquer la 26e édition de cet événement exceptionnel.

Didier Beauvois, Head of Corporate Banking & Member of the Executive Board, est fier que BNP Paribas Fortis soit un partenaire attitré de cet événement depuis ses débuts. « Les nouvelles technologies et la durabilité restent des défis incontournable pour les entreprises en 2021. Si elles veulent rester pertinentes, celles-ci doivent être flexibles, créatives et se réinventer constamment. Notre mission consiste à les accompagner au mieux dans ce processus de transformation. Car ce sont ces entrepreneurs qui donnent de l’oxygène à l’économie belge. C’est pourquoi nous les mettons chaque année à l’honneur. »

La crème de la crème

Les entreprises prétendant au titre de l’Entreprise de l’Année sont sélectionnées sur base de critères bien précis. En plus de la croissance et des résultats financiers, sont également pris en compte la volonté d’entreprendre, l’ouverture sur le monde, le degré d’innovation et la gouvernance d’entreprise.

Qui sera « L’entreprise de l’Année » 2021 ?

Analis se profile comme un distributeur indépendant de matériel scientifique et de laboratoire dans le Benelux. Fort de ses 130 experts, Analis veut des clients conquis par les solutions innovantes proposées afin d’établir une relation Win-Win.

Goumanisto, entreprise active dans le secteur alimentaire de l’apéro, a pour vocation d’être le complice des bons moments ! Goumanisto et ses 75 collaborateurs conduisent leurs projets dans un esprit innovant et respectueux de l’environnement.

Iris Group est un acteur majeur dans le secteur du Facility Management et un leader dans le secteur de la peinture industrielle. Soutenue par ses 3.200 collaborateurs, Iris déploie son approche « Bringing Betterness to People’s premises » chez ses clients.

Les Entreprises G. Moury fêtent en 2021 leurs 100 ans. Cet anniversaire fait de la société liégeoise de construction familiale un véritable fleuron liégeois et un des acteurs les plus anciens du secteur en Belgique.

Odoo est l’un des principaux fournisseurs de logiciels d’entreprise tout-en-un et open source pour les PME. L’entreprise est le résultat de 2 décennies axées sur la création d’un excellent produit, mais également d’une communauté forte.

Qui sera « La Scale-up de l’Année » 2021 ?

Comme chaque année depuis 2013, l’événement sera aussi l’occasion d’élire une jeune entreprise affichant un beau potentiel de croissance. Nous sommes curieux de savoir qui de Cowboy, eFarmz, Elysia, Netaxis ou Urbantz succédera à Proxyclick au titre de Scale-up de l’Année.

Côté néerlandophone, ce sont les entreprises Aertssen Group, Cegeka, Destiny et Heylen Group qui concourront pour les prix de 'Onderneming van het Jaar'. Les prétendants au titre de 'Scale-up van het Jaar' sont quant à eux B4Plastics, Biotalys, Deliverect et UgenTec. L’événement aura lieu le 15 février 2022.

* En raison de l’évolution de la crise sanitaire et des nouvelles mesures prises en conséquence, les organisateurs de l’Entreprise de l’Année, à savoir EY, BNP Paribas Fortis et le journal L’Echo, ont été contraints de déplacer l’édition 2021. Celle-ci devait initialement se tenir le 6 décembre 2021 et aura désormais lieu le 15 février 2022. Nous espérons à cette date être en mesure d’accueillir les plus de 2 000 invités et invitées dans les meilleures conditions de sécurité, et offrir aux entrepreneurs, la cérémonie qu’ils méritent.

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21.10.2021

Ingrid Daerden de Aedifica est la nouvelle ‘CFO of the Year’ de Trends

En lui décernant ce titre, qui l’était ce 20 octobre pour la dixième année consécutive, Trends et BNP Paribas Fortis mettent les réalisations d’une directrice financière belge en lumière.

C’est Ingrid Daerden de Aedifica qui a décroché le prix cette année et succède ainsi à Nicolas De Clercq de Kinepolis. Elle doit cette reconnaissance à une année 2020 d’exception : malgré la crise sanitaire, Aedifica a su lever plus de 700 millions d’euros et a fêté son entrée dans le Bel-20.

Par ailleurs, Univercells, groupe wallon de biotechnologie, a, lui, remporté le prix du ‘Deal of the Year 2021’. L’année dernière, Univercells a levé 120 millions d’euros auprès de quelques prestigieux investisseurs et prépare son entrée en bourse.

Le beau parcours d’Ingrid Daerden auprès d’Aedifica

Le jury a attribué à Ingrid Daerden (47 ans ) le titre de ‘CFO of the Year’ pour sa contribution au développement stratégique et au financement de la croissance d’Aedifica. Depuis qu’elle a pris ses fonctions de CFO chez Aedifica il y a trois ans, cette société spécialiste de l’hébergement des « seniors » a connu une croissance remarquable. Dans cette période, l’ingénieure commerciale de 47 ans a ouvert la voie à un modèle fluide de financement et a étoffé son équipe financière pour en faire un pilier de la croissance d’Aedifica. En 2020, la société immobilière est devenue une valeur sûre du Bel-20 et a attiré à elle plus de 700 millions d’euros de capitaux. Sont encore venus s’ajouter 286 millions d’euros en juin de cette année et, en septembre, Aedifica a émis un emprunt obligataire de 500 millions. En pleine crise sanitaire, ces opérations ont été menées sans accroc. Le jury a également retenu l’intégration des critères de durabilité et des critères environnementaux, sociétaux et de gouvernance (ESG) dans la politique financière adoptée.

Ingrid Daerden l’a emporté sur quatre autres brillants candidats : Charles Jacques de Masthercell, Jean-Pierre Mellen de Recticel, Nadia Messaaoui de Technord et Geert Peeters de Greenyard.

Univercells emporte le prix ‘Deal of the Year 2021’

Vincent-Vanderborght-Univercells-CFO

Trends a également décerné pour la troisième fois sa distinction pour le ‘Deal of the Year’. Entrent ici en compétition toutes les fusions ou acquisitions, ainsi que les opérations en capital (introduction en bourse, augmentation de capital, placement privé, …) dans lesquelles une entreprise belge était concernée. C’est Univercells qui a ravi le prix. Le groupe wallon de biotech a su séduire KKR, une société américaine d’investissement, ainsi que des fonds liés aux fondations de Bill et Melinda Gates et de Georges Soros, qui sont entrés dans son capital. Cette opération complexe a valu a Univercells le prix de ‘Deal of the Year 2021’.

Partenariat

BNP Paribas Fortis et Roularta mettent en lumière, depuis 2012 déjà, les qualités exceptionnelles du directeur financier d’une entreprise du Top 500 belge. Dans son choix, le jury retient surtout la vision stratégique et les compétences managériales manifestées.

Lisez toute l’interview avec Ingrid Daerden, CFO d’Aedifica, et avec Hugues Bultot, CEO d’Univercells, et Vincent Vanderborght, CFO d’Univercells.

Source : Trends

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14.10.2021

Deliverect, Odoo et Abriso-Jiffy remportent les Private Equity Awards 2021

Le 13 octobre, ces entreprises ont été mises à l’honneur par notre banque et la Belgian Venture Capital & Private Equity Association, car elles ont connu un parcours de croissance remarquable grâce au private equity.

Cette année encore, nous avons récompensé une série d'entreprises belges à forte croissance lors des Private Equity Awards. Lors de cet événement, nous avons mis en avant le rôle joué par les investisseurs en capital à risque dans la croissance des entreprises, qu'elles soient débutantes, en pleine croissance ou matures. Raf Moons, Head of Private Equity chez BNP Paribas Fortis, représentait notre banque au sein du jury.

Trois catégories

Le jury a eu la tâche difficile de désigner un gagnant parmi les trois entreprises nominées, et ce, pour chacune des trois catégories – Venture, Growth et Buy-out.

  • La catégorie « Venture company of the year » rassemble de jeunes entreprises qui, avec le soutien d’un investisseur en venture capital, développent et commercialisent un produit ou service innovant.
  • La catégorie « Growth company of the year » regroupe des entreprises qui développent fortement leurs activités au moyen d’une croissance organique ou d’une politique d’acquisition. Elles font participer un partenaire financier, sans que ce dernier ne vise le contrôle.
  • La catégorie « Buy-out company of the year » concerne la transmission et la croissance d’entreprises réalisées par le management et un investisseur en private equity moyennant une participation de contrôle.

Les grands gagnants

  • Venture company of the year : Deliverect

    Cette société SaaS, qui connaît une croissance rapide, relie des plateformes de livraison à des entreprises alimentaires du monde entier. Afin d’aider les entreprises à gérer plus efficacement leurs activités de livraison et d’enlèvement, Deliverect intègre des plateformes de commande pour la nourriture dans le système de caisse, ce qui permet de réintroduire les commandes et d’éviter les erreurs coûteuses qui en découlent. Deliverect a été fondée en 2018 et a son siège social à Gand. Elle occupe plus de 200 personnes.

    Deliverect a été désignée gagnante car elle a enregistré une croissance considérable à court terme. L’entreprise est présente dans 38 pays, ce qui la place en position de devenir un acteur mondial dans son secteur. La solution destinée aux activités de livraison et d’enlèvement développée par Deliverect est cruciale pour le secteur des restaurants et est devenue très actuelle pendant la pandémie.

    Parmi les autres nominés dans cette catégorie, on trouvait AgomAb Therapeutics et Imcyse.

  • Growth company of the year : Odoo

    Odoo est une suite d’applications professionnelles open source qui répondent à tous les besoins de l’entreprise : CRM, e-commerce, comptabilité, inventaire, point de vente, gestion de projet, etc. Odoo compte plus de 7 millions d’utilisateurs, répartis dans plus de 120 pays. L’entreprise compte plus de 1 700 collaborateurs, a été fondée en 2004 et a son siège social à Grand-Rosière (Brabant wallon).

    Pour le jury, la résilience dont l’entreprise a fait preuve ces dernières années a été l’un des facteurs déterminants pour la sélection d’Odoo. La qualité de ses produits, qui sont à la fois très modernes et très conviviaux, a également joué un rôle dans la décision. Enfin, l’entreprise solidement ancrée en Belgique a une large portée internationale en étant présente dans le monde entier.

    Dans cette catégorie, UgenTec et Univercells ont également été nominés.

  • Buy-out company of the year : Abriso-Jiffy

    Abriso-Jiffy est passé d’un fabricant local de « bulles et mousses » à un groupe européen de premier plan spécialisé dans les matériaux de protection et d’isolation durables pour le secteur de l’emballage et de la construction. Créé en 1985, le groupe a son siège à Anzegem et compte environ 1 500 travailleurs répartis sur 15 sites de production dans 11 pays européens.

    Outre Abriso-Jiffy, Corialis et Circet Benelux ont également été nominés.

Didier Beauvois, Head of Corporate Banking et Member of the Executive Board de BNP Paribas Fortis :
« En tant que cofondateur des Private Equity Awards, c’est déjà la quatrième fois que nous organisons cet événement. D’une part, pour mettre en avant les entreprises de croissance belges performantes et, d’autre part, pour montrer comment le private equity peut aider les entreprises à progresser. Les scale-ups novatrices, mais aussi les entreprises qui souhaitent faire la transition vers un business model plus durable par le biais d’investissements supplémentaires, ont un besoin naturel en capitaux. Ce type d’investissements ne rapporte souvent qu’à plus long terme. C’est pourquoi, en tant que banque, nous trouvons important d’assister les entreprises dans ce cadre par le biais de notre offre de capital private equity. De cette façon, nous contribuons positivement à l’économie belge et à la société. Nous libérons même des moyens supplémentaires à cet effet et voulons doubler notre portefeuille private equity d'ici 2025 en le portant à 1 milliard d’euros. »

Lisez le dossier complet sur Private Equity paru ce 14 octobre dans Trends-Tendances :

Découvrez-en plus sur le private equity comme solution de financement pour les entreprises en croissance.

Pour lire tout le communiqué de presse

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13.10.2021

Joli coup de pouce pour le secteur belge du jeu vidéo

BNP Paribas Fortis Private Equity a dernièrement créé avec Howest et Cronos, ForsVC, le premier fonds de capital-risque exclusivement dédié au gaming belge.

L’industrie du jeu est en pleine croissance partout dans le monde. De nombreux talents belges prennent part à la création de jeux vidéo pour console ou ordinateur. Ces dernières années, on peut parler d’une véritable explosion des start-up qui innovent et créent des jeux vidéo en Belgique. Et pourtant il arrive trop souvent que des créatifs hautement qualifiés partent en nombre à l’étranger.

Du brain drain au brain gain

En tant que fonds de capital-risque pour l’industrie belge du jeu vidéo, ForsVC veut endiguer cette fuite de talents. Dans les années à venir, le fonds investira 10 à 15 millions d’euros dans le gaming. Chacune des trois parties y apporte l’expérience et l’expertise qui sont les leur. La haute école courtraisienne Howest, institut réputé pour sa formation. Le groupe Cronos, en ce qu’il est un entrepreneur et investisseur confirmé dans les entreprises technologiques, dont les studios de développement de jeux. Et la banque, expert financier dans le private equity.

Un écosystème plus solide

En mettant du capital et de l’expertise, venant de plusieurs parts, à la disposition d’entreprises prometteuses, l’écosytème actuel est enrichi et nettement plus attrayant. Les entreprises belges peuvent se professionnaliser, créer et développer des jeux vidéo de qualité et offrir des rémunérations concurrentielles.

Des fonds universitaires

Mireille Kielemoes, managing director Fund investments Private Equity chez BNP Paribas Fortis : « ForsVC est ce que nous appelons un fonds “university-linked”. Il s’agit d’une enveloppe spécifique prévue dans notre portefeuille de private equity qui investit entre autres dans des spin-off d’universités ou dans des entreprises innovantes dont l’IP (intellectual property) a un lien avec le monde universitaire ou les instituts de recherche. En engageant ces fonds, nous soutenons l’innovation, la créativité, la création d’emplois et l’entrepreneuriat en Belgique, dans différents domaines. En ce qui concerne  ForsVC, nous œuvrons en prenant aussi une participation dans les entreprises de jeux vidéo mais en outre, les jeux vidéo individuels peuvent faire l’objet d’un financement de projet par la formule particulière du ‘revenue-based lending’ ».

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Pour en savoir plus sur Private Equity

Revue de presse datée du 14/10

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